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La guerre des Titans  gréco-latine  Zeus a libéré ses frères et soeurs. Ceux-ci décident donc de s'allier à lui contre Cronos.
Il leur reste à affronter les Titans, qui veulent rester les maîtres de l'univers.
Durant dix longues années, deux armées exceptionnelles s'affrontent, celle des Titans et celle des dieux du mont Olympe : Zeus et ses frères et soeurs.
Tous sont si puissants qu'aucun camp ne remporte de victoire décisive sur l'autre.
Zeus s'entoure des Cyclopes et des Cent-Bras et trouve en eux des alliés de choix. Les Cent-Bras, à eux trois, sont aussi terribles qu'une armée toute entière. Chacun envoie cent rocs, tandis que Zeus lance tant d'éclairs que les forêts s'embrasent et que la terre est ébranlée sous les coups de tonnerre.
Enfin, les titans sont vaincus et précipités sous terre, d'où ils ne ressortiront plus.
Zeus et les siens doivent encore affronter les Géants, mais les Olympiens sortent finalement vainqueurs de ce combat divin.
Ils se partagent l'univers. Zeus régnera sur le ciel, Hadès sur le monde souterrain et Poséidon sur les eaux.
 
 
Mazdéïsme  perse  Zoroastrisme primitif. Religion des anciens Iraniens.
L'appellation de mazdéisme vient du nom de la divinité suprême de cette religion, Ahura Mazda. On lui donne aussi le nom de zoroastrisme, d'après Zoroastre (forme hellénisée du perse Zarathushtra), réformateur de l'antique religion des anciens Iraniens. Cette réforme n'est pas sensible dans les plus anciens textes mentionnant le dieu de lumière, Ahura Mazda (dont le nom signifie " le Seigneur sage ", ou " de sagesse "), et qui remontent à l'époque achéménide (VIe-IVe s. av. notre ère). Cependant, la réforme de Zoroastre, qu'on peut situer dans l'ancienne Bactriane (nord de l'Afghanistan actuel), est sans doute plus ancienne que les textes officiels achéménides. Ce n'est que tardivement, sous les dynasties iraniennes parthes et sassanides, entre le IIIe siècle avant notre ère et le VIe siècle, que se structure la religion mazdéenne, qui devient religion d'État, et qu'est rédigé son livre sacré, l'Avesta, partiellement à partir de textes dont certains peuvent remonter à Zoroastre ou à son époque (Gatha).

Principes et rites

Le fond de la théologie du mazdéisme est un dualisme dans lequel s'affrontent Ahura Mazda (appelé aussi Ormuz), devenu le symbole du bien, et Angra Mainyu (ou Ahriman), le mal. Ce dualisme existait déjàà l'époque achéménide et c'est sous son influence que le judaïsme a fait de l'adversaire, Satan, le principe du mal. L'un des aspects fondamentaux du mazdéisme est l'importance du Feu, "fils d'Ahura Mazda", et son caractère sacré. Des autels monumentaux du feu sont construits à travers tout le monde iranien. L'autre aspect, aussi particulier, est la coutume funéraire qui consiste à exposer les cadavres dans des enclos, les "tours du silence" (en iranien dakhma) où viennent les dévorer les oiseaux de proie. Parallèlement à de rares sacrifices sanglants, le principal moyen de communication avec la divinité est le sacrifice du haoma, liqueur obtenue par le pressurage de la plante qui porte le même nom. Le culte mazdéen possède tout un rituel assumé par un clergé fortement structuré dont deux des principaux représentants sont le prêtre appelémobed (ou magopat, " chef de mages ") et l'erpat, prêtre enseignant et lecteur.
La conquête islamique, au VIIe siècle, qui a provoqué la chute de l'Empire sassanide, a éradiqué à peu près totalement cette religion, qui ne subsiste dans ses modalités que chez quelques groupes en Iran, les Guèbres, et en Inde avec les Parsis. 
 
Zagreus  gréco-latine  Origine grecque

Dans la version orphique, Zeus et Perséphone avaient eu un fils nommé Zagreus (qui serait Dionysos). Héra, jalouse incita les Titans à dévorer l'enfant mais son coeur fut sauvé par Athéna et renvoyé à Zeus. Dionysos fut alors porté par l'amante de Zeus, Sémélé.
Sinon
Fils de Zeus et de Perséphone et personnage central des croyances orphiques. pour le procréer, Zeus se serait uni à Perséphone. sous la forme d'un serpent; le dieu voulait en faire son successeur et lui confier un jour la royauté du monde. Il fut malheureusement tué par les Titans envoyés par la jalouse Héra sur le mont Parnasse où Athéna et Apollon ne purent sauver que le coeur encore palpitant de l'enfant. Zeus l'absorba et régénéra l'enfant qui pris le nom d'Iacchos, et c'est celui-ci qui , plus ou moins confondu avec Dionysos, figurait dans les mystères d'Eleusis.
 
 
Zaramama  inca  Déesse du maïs    
Zenenet  égyptienne  Déesse d'Hermonthis.   
Zephyr  gréco-latine  Origine grecque

Dieu du vent du sud, généralement représenté comme un jeune homme. Il était amoureux de Hyacinthe, un des amants d'Apollon. Comme le jeune homme était fidèle et repoussait ses avances, un jour il détourna le disque qu'Apollon venait de lancer pour qu'il frappe la tête de Hyacinthe ce dernier fut tué sur le coup.
 
 
Zéphyre / Zéphyrée (1)  gréco-latine  Vent d'Ouest tiède. Aime Flore.
 
 
Zéphyrée (2)  gréco-latine  Vent d'Est apportant la fraîcheur et la pluie. (Les Romains l'identifièrent à Favonius).
 
 
Zéthée / Zetes / Zétès  gréco-latine  Fils de Borée et d'Orithyie. Frère de Calaïs, les 2 fils ailés de Borée. Avec son frère, ils combattirent les Harpyes qui tourmentaient Phinée. Il fit parti des Argonautes.

Fils de Borée et d'Orithye, il participa avec son frère Calaïs à l'expédition des Argonautes.
 
 
Zétos / Zéthus  gréco-latine  Origine grecque

Fils d'Antiope. Frère d'Amphion. Il tua Dircé avec son frère en l'attachant aux cornes d'un taureau sauvage, parce qu'elle les avait maltraités. Il régna avec son frère sur Thèbes dont ils firent construire les remparts.
 
 
Zeus  gréco-latine  Origine grecque

Associé à Jupiter, origine romaine
Dieu du ciel, de la foudre, de la lumière, du tonnerre. Dispensateur des biens terrestres. Maitre de l'Univers.
Mari d'Héra.
Possède la foudre, façonnée par les cyclopes.
Père de Apollon, de Hébé, de Héphaïstos, de Dionysos, d'Artémis, d'Athéna, de Perséphone, de Hermés, d'Aphrodite, des 3 Grâces, de Castor et Pollux, d'Eole, d'Earque, de Minos, d'Héraclès, de Persée, d'Astrée.
Dieu suprême après avoir détrôné son père Cronos.
Associé à Jupiter (romain).

Le nom

Zeus le roi des dieux, emprunte son nom à une très ancienne racine indo-européenne, Diw, qui correspond à l'idée de "briller". Nous retrouvons cette racine sous la forme Ju, d'où vient le nom Jupiter (par combinaison avec la racine pater = "père"). Jupiter, on le sait, est le nom latin de Zeus. C'est encore cette racine qui sert à former le mot grec dios (brillant) et le mot latin dies (jour). Partout, nous découvrons l'évocation de la lumière.

Qui est Zeus ?

Selon le Théogonie du poète grec Hésiode, Zeus est le sixième enfant de Cronos et de Rhéa (pour Homère, il serait l'aîné). Il ne faut donc pas voir en lui un dieu créateur. La filiation va du Chaos initial à Gaia à Ouranos à Cronos et enfin de Cronos à Zeus. Cronos craignait d'être détrôné comme il avait lui-même détrôné son père. Aussi avalait-il un à un ses enfants. Rhéa, excédée, reçut, au moment de la naissance de Zeus, l'aide de sa mère Gaia qui avait déjà pour sa part subi la tyrannie de son mari. Les deux déesses emmaillotèrent une pierre en faisant croire à Cronos qu'il s'agissait du bébé. Cronos ne s'aperçut de rien et l'enfant fut élevé dans une grotte de Crète (mont Ida ou mont Dicté) par les nymphes qui lui donnaient le lait de la chèvre Amalthée tandis que les Curètes dansaient à grand bruit pour couvrir les cris du nourrisson. Dans la version arcadienne de la légende, Zeus serait né sur le mont Lycée (en Arcadie) puis aurait été emmené à Lyctos.

Lutte pour le pouvoir

Cronos avait eu raison de craindre Zeus. Dès que celui-ci fut adulte, il chercha à supplanter son père. Métis, fille d'Océan, dont il fit d'abord son épouse, administra sur son conseil un hémétique à Cronos. On dit aussi que l'idée en revenait à Métis dont le nom signifie "Sagesse". Le vieux roi régurgita les cinq enfants qu'il avait avalés jusqu'alors, sans oublier la pierre que Rhéa avait substituée à Zeus. Cette pierre fut placée à Delphes où elle marque le centre de la terre. Alors, aidé de ses frères Poseidon et Hadès, des Cyclopes qui lui fournirent la foudre et les Hécatonchires (les Cent-Bras : Briarée, Cotos et Gyès), Zeus renversa Cronos et ses frères les Titans. Gaia, qui commençait à être jalouse du pouvoir de Zeus, avait poussé ses ennemis les Titans et les Géants à attaquer l'Olympe. Elle avait fait grandir une herbe qui devait les rendre immortels et invincibles. Zeus riposta en provoquant une obscurité totale. Le soleil, la lune et les étoiles durent cesser de briller, de sorte que les Géants n'arrivèrent pas à découvrir l'herbe magique. Zeus s'en empara. Mais il ne put finalement triompher qu'avec l'aide de son fils Héraclès, né d'une mortelle, car aucun dieu n'était en mesure de leur donner la mort. Héraclès y parvint, lui, grâce à ses flèches empoisonnées.
La lutte pour le pouvoir avait duré dix ans. Désormais, tandis qu'un Géant comme Atlas est condamné à porter le monde, les Titans sont au fond du Tartare sous la garde des Hécatonchires. Puis, entre frères, les vainqueurs se répartirent les pouvoirs : la mer à Poseidon, les enfers à Hadès (qu'on nomme parfois le Zeus souterrain "Zeus Catachthonios"), à Zeus le ciel. L'Olympe et la Terre sont à un certain degré le domaine des trois frères, mais Zeus est reconnu comme le chef suprême. Or Zeus ne se sentait pas sûr de régner toujours. Il pouvait lui arriver ce qui était advenu à son grand-père Ouranos ou à son père Cronos. Quand Métis fut enceinte, Gaia avertit Zeus que si elle enfantait une seconde fois, elle mettrait au monde un fils plus puissant que son père. Aussi Zeus préfèra l'avaler tout de suite. Il était sûr d'hériter ainsi de la sagesse. On sait comment il s'y prit. Il changea Métis en mouche . . . et n'eut plus qu'à ouvrir la bouche. L'enfant qu'elle attendait fut mis au monde de curieuse façon. Le père fut pris d'un affreux mal de tête. Il se fit ouvrir le crâne d'un coup de hache par Héphaitos et la déesse Athéna sortit tout armée de la tête du roi des dieux.
On remarquera au passage que la mythologie n'en est pas à une inconséquence près. En effet, Héphaistos, fils de Zeus et de sa troisième épouse Héra, ne pouvait pas chronologiquement intervenir dans la naissance d'Athéna.
Zeus prit ensuite pour femme la Titanide Thémis, déesse de la Justice. Par la suite il y eu Héra, qui n'était autre que sa soeur. Zeus eut encore à triompher d'un nouveau danger. Gaia mit au monde le plus dangereux adversaire des dieux, le monstre Typhon "qui eût été roi des mortels et des immortels, si le père des dieux et des hommes de son oeil perçant soudain ne l'eût vu" (Hésiode, Théogonie, v. 838-839). Il écrasa son ennemi sous l'Etna où il crache encore son souffle de feu, ou peut-être sous une montagne de Béotie qui s'appelle pour cela Typhaonion. Mais rien n'est jamais acquis. Une dernière menace vint des Géants Otos et Ephialtès qui "entassèrent Pélion sur Ossa" pour essayer une nouvelle fois d'escalader le ciel.
Ils furent vaincus par Apollon puis Zeus et Artémis les enfermèrent dans le Tartare. Le roi des dieux pouvait régner enfin en paix sur le ciel comme sur les mortels

Zeus s'empara du pouvoir par la violence et par la ruse. Son autorité une fois établie demeura permanente et incontestée. Le ciel devint son domaine tandis que ses frères, Poséïdon et Hadès, devenaient respectivement souverains des Mers et des Enfers. Les unions de Zeus furent nombreuses. Il épousa tout d'abord Métis (la Prudence) qui l'avait aidé à détrôner Cronos puis la dévora. L'ayant avalée, il ne pouvait plus être trompé à son tour.
Zeus épousa ensuite Thémis (la Justice divine) et avec elle engendra les Parques/Moires, les Heures (saisons), la loi, l'équité et la paix. Il épousa enfin Héra, sa soeur, qui lui donna Arès (le dieu de la Guerre), Hébé (la Jeunesse), Illithyie (la déesse des Enfantements) et, dans certains récits, Héphaïstos (le dieu-artisan).
Zeus détenait le pouvoir suprême sur l'Olympe. Il présidait le conseil des Dieux et son autorité fixait le cours de toutes choses. Sa magnifique statue d'Olympie était l'une des Sept Merveilles du Monde Antique. Haute de douze mètres, elle incarnait sa puissance terrifiante. Dans le monde des hommes, Zeus était le garant du pouvoir des rois et de l'autorité des lois de la cité.
Gardien de l'ordre social, les symboles de son pouvoir étaient le tonnerre et l'éclair, comme il convient au dieu du ciel, ainsi que l'aigle, le roi des oiseaux. Il était souvent représenté tenant un sceptre, emblème du pouvoir royal ou d'un foudre.
Il acquit le respect et l'admiration de tous lors de la Titanomachie et de la Gigantomachie, et c'est tout naturellement qu'il fut accepté comme souverain.
Armé de la foudre, son pouvoir s'étendait partout, des hauteurs du mont Olympe au plus petit recoin de la Terre.

Zeus dieu du ciel

Zeus est en effet le dieu du ciel. Il est le ciel divinisé. Il réside dans l'éther, séjour lumineux. Il siège aussi sur les sommets. On imagine souvent son palais situé sur l'Olympe. Mais cette croyance est contredite par de nombreux épisodes mythologiques. Par exemple, lorsque les Géants Otos et Ephieltès cherchent à escalader le ciel, ils entassent d'autres montagnes sur le sommet de l'Olympe. Dans tous les cas, c'est le dieu d'en haut. Il obscurcit le ciel à son gré. Il le fait chaque nuit et chaque fois qu'il assemble les nuages. Il règne sur les phénomènes atmosphériques. On dit en grec : "Zeus pleut" pour "il pleut". Car c'est lui qui envoie le pluie fécondante; aussi on le vénère comme le père nourricier qui fait germer les moissons, grandir les fleurs et fruits. Il envoie les vents propices. Il fait briller l'arc-en-ciel, manifestation de la déesse Iris, sa messagère. Mais c'est lui aussi qui lance la foudre et fait gronder le tonnerre.

Zeus dieu de l'univers

Bien qu'il y eût partage, très tôt les fonctions de Zeus s'étendirent à l'ensemble de l'univers et on l'appellera -un peu abusivement, nous l'avons vu- "père des dieux et des hommes", bien que d'autres dieux et déesses appartiennent à son ascendance, ou encore soient ses frères, ses soeurs, épouses ou maitresses. Néanmoins il est capable de tenir suspendu à une chaîne d'or les dieux et les déesses de tout l'univers. Il est le seul dieu tout-puissant, sauf s'il s'agit des arrêts du destin, qu'il ne peut enfreindre et dont il est d'ailleurs le garant. Il est le dieu de souveraine sagesse. Son intelligence s'harmonise avec les lois de l'univers. Il en est l'incarnation. Il fait sentir aux autres dieux son pouvoir, non sans quelques difficultés quant il veut punir leurs transgressions. Héra, Poseidon et Athéna se révoltèrent contre lui et tentèrent de l'enchaîner. Thétis dut aller au fond du Tartare rechercher Briarée pour le délivrer. Mais Héra, qui poussait trop loin les tourments qu'elle infligeait à Héraclès, fils bâtard de son époux, fut sévèrement punie : Zeus la suspendit avec une enclume attachée à chaque pied. Il chassa de l'Olympe Héphaistos, qui avait voulu venir au secours de sa mère. Pour expier une rébellion, Apollon et Poseidon durent servir comme esclaves chez le mortel Laomédon, à Troie. Bien qu'Apollon fût son fils, Zeus voulut même un jour le supprimer. Le roi des dieux avait foudroyé Asclépios qui, en ressuscitant un mort, avait contrevenu à l'ordre universel. Or Asclépios était fils d'Apollon. Celui-ci tua les Clyclopes qui avaient forgé la foudre assassine. C'est alors que Zeus aurait anéanti son fils si Lètô, sa mère, n'avait pas obtenu sa grâce et la commutation de la peine en une année de "travaux forcés" chez Admète.
Zeus est même intervenu une fois dans les affaires du royaume d'Hadès en arbitrant son conflit avec Démèter après l'enlèvement de Perséphone. Bien qu'on appelle Zeus "père des hommes", il n'engendra pas l'humanité. Ce fut l'oeuvre de Prométhée qui la forma avec la terre (Athéna lui insuffla la vie). Mais tout homme dépend de lui. Il en a reçu les dons du corps, de l'esprit et du coeur. Il distribue le bonheur, le malheur, la gloire ou la prospérité. Il est protecteur attitré des rois. Il a fait don à Pélops du sceptre qu'Héphaistos avait forgé pour lui. Le sceptre, dit l'Iliade, est passé aux mains d'Agamemnon. Ce sceptre venu du roi des dieux révèle qu'il est garant de la stabilité de la cité et du respect de l'ordre et de la justice. Il est le protecteur de la parole donnée, du mariage. Il veille sur les humbles et préside à l'hospitalité. Il punit sévèrement ceux qui la violent. Quand Pâris, hôte de Ménélas, lui vola son épouse et ses richesses, il voulut le punir, sans égard pour le fait que c'était là l'oeuvre d'Aphrodite. Il préside aux destinées des humains. Il tient la balance qui pèse le sort de chacun et veille à ce que tout se passe comme prévu. Il n'a même pas pu modifier le destin de son propre fils Sarpédon. Il délivre des présages : les éclairs et le tonnerre sont des signes dont il use souvent. Le chêne sacré de son sanctuaire de Dodone exprime les oracles. Zeus est sensible à la prière et au repentir mais sans pitié pour les orgueilleux qui veulent, comme Salmonée ou Céyx, se comparer à lui. Il a puni toute la race de Lycaon qui a osé offrir aux dieux de la chair humaine, ou toute la descendance de Tantale l'impie. Il a d'ailleurs voulu pour les mortels une vie difficlie, cherchant à les priver du feu. Il a fallu toute la compassion et l'astuce de Prométhée pour porter secours aux hommes. On sait que cela lui a coûté la liberté et valu un cruel supplice. Quant aux hommes, ils ont été punis par l'apparition de la femme, que Zeus leur a envoyée comme "un malheur plein de beauté en échange d'un bien".

Actes :

Pour échapper à son cruel destin (Cronos son père dévorait ses enfants), il fut élevé en Crète, dans une grotte du mont Ida, avec sa mère Rhéa et grâce aux soins des Nymphes.
Il fut nourri avec le lait de la chèvre Amalthée. Lorsqu'elle mourra, il se servira de sa peau comme d'une armure.
Après avoir vaincu son père, il gouverne le cosmos. Il partage néanmoins des territoires avec ses frères. Il obtient le ciel, Poséidon la mer, Hadès le monde souterrain. Il épouse sa soeur Héra, mais il posséde une nombreuse descendance illégitime.
Il acquit le respect et l'admiration de tous lors de la Titanomachie et de la Gigantomachie, et c'est tout naturellement qu'il fut accepté comme souverain.
Armé de la foudre, forgée par les cyclopes, son pouvoir s'étendait partout, des hauteurs du mont Olympe au plus petit recoin de la Terre.
Zeus s'empara du pouvoir par la violence et par la ruse.
Son autorité une fois établie demeura permanente et incontestée. Le ciel devint son domaine tandis que ses frères, Poséidon et Hadès, devenaient respectivement souverains des Mers et des Enfers.
Zeus détenait le pouvoir suprême sur l'Olympe. Il présidait le conseil des Dieux et son autorité fixait le cours de toutes choses. Sa magnifique statue d'Olympie était l'une des Sept Merveilles du Monde Antique. Haute de douze mètres, elle incarnait sa puissance terrifiante. Dans le monde des hommes, Zeus était le garant du pouvoir des rois et de l'autorité des lois de la cité.
Gardien de l'ordre social, les symboles de son pouvoir étaient le tonnerre et l'éclair, comme il convient au dieu du ciel, ainsi que l'aigle, le roi des oiseaux. Il était souvent représenté tenant un sceptre, emblème du pouvoir royal ou d'un foudre.

Références :

1) Iliade :
- Thétis, la mère d'Achille, aide Zeus à combattre les Immortels qui prétendaient l'enchaîner : I,395
- Zeus interdit aux dieux d'intervenir et il les menace : VIII,1
- Partage des territoires avec ses frères Poséidon et Hadès : XV,185
2) Odyssée
- Première assemblée des dieux présidée par Zeus : I,1
- Seconde assemblée des dieux présidée par Zeus : V,1

Généalogie :

Fils de Cronos et de Rhéa.
Frère d'Hestia, de Hadès, de Poséïdon, d'Héra.

Les unions de Zeus

La mythologie grecque attribue à Zeus une multitude d'aventures amoureuses avec des femmes et des déesses. Pour des raisons pratiques ou pour échapper à la jalousie d'Héra, il était parfois forcé de se métamorphoser pour approcher l'objet de sa passion. Il ne pouvait pas se montrer aux mortels dans tout l'éclat de sa divinité car son apparition était si saisissante qu'elle entraînait la mort immédiate - ce fut le sort de Sémélé.
Son épouse légitime est Héra. Cependant, ses nombreuses liaisons avec des déesses et des mortelles rendaient cette dernière jalouse. Toutes ses enfants sont représentés sur ce tableau, une distinction étant faite entre les unions divines et les unions humaines (le père est à chaque fois Zeus) :

Sa descendance

Père de Apollon, de Hébé, de Héphaïstos, de Dionysos, d'Artémis, d'Athéna, de Perséphone, de Hermés, d'Aphrodite, des 3 Grâces, de Castor et Pollux, d'Eole, d'Earque, de Minos, d'Héraclès, de Persée, d'Astrée.
Il épousa tout d'abord Métis (la Prudence) qui l'avait aidé à détrôner Cronos puis la dévora. L'ayant avalée, il ne pouvait plus être trompé à son tour.
Zeus épousa ensuite Thémis (la Justice divine) et avec elle engendra les Parques/Moires, les Heures (saisons), la loi, l'équité et la paix.
Il épousa enfin Héra, sa soeur, qui lui donna Arès (le dieu de la Guerre), Hébé (la Jeunesse), Illithyie (la déesse des Enfantements) et, dans certains récits, Héphaïstos (le dieu-artisan).
Sa dernière épouse légitime est Héra.
Cependant, ses nombreuses liaisons avec des déesses et des mortelles rendaient cette dernière jalouse.

Unions humaines

Avec Alcméne, sous la forme de Son époux, il engendra Héraclès.
Avec Antiope, sous la forme de Satyre, il engendra Amphion, Zéthos.
Avec Callisto, il engendra ArcasAvec Danaé, sous la forme de Pluie d'or, il engendra Persée.
Avec Egine, il engendra Eaque.
Avec Electre, il engendra Dardanos, Harmonie, Iason.
Avec Europe, sous la forme de Taureau blanc, il engendra Minos, Rhadamante, Sarpédon.
Avec Io, il engendra Epaphos.
Avec Loadamie, il engendra Sarpédon.
Avec Léda, sous la forme de Cygne, il engendra Castor, Pollux, Hélène, Clytemnestre.
Avec Niobé, il engendra Argos, Pélasgos.
Avec Ploutô, il engendra Tantale.
Avec Sémélé, il engendra Dionysos.
Avec Taygète, il engendra Lacédémon.

Unions divines

Avec Démèter, il engendra Perséphone.
Avec Dionée, il engendra Aphrodite.
Avec Eurynomé, il engendra Les Trois Grâces.
Avec Héra, il engendra Arès, Aithyie, Hébé, Héphaistos.
Avec Léto, il engendra Apollon, Artémis.
Avec Maïa, il engendra Hermès.
Avec Métis, il engendra Athéna.
Avec Mnémosyne, il engendra Les Muses.
Avec Thémis, il engendra Les Heures, Les Moires, Astrée, la loi, l'équité, la paix.
Avec Thétys, il engendra Achille.
Avec Perséphone, il engendra Zagreus.

Union divine (suivant Hésiode) :

Avec Métis : Athéna.
Avec Dioné : Aphrodite.
Avec Mmémosyné : Muses.
Avec Léto : Apollon, Artémis.
Avec Démèter : Perséphone.
Avec Héra : Arès, Hébé, Ilithye.

 
Zeus - dessin
Zeus - statue 2
Zeus - statue 3
Zeus - statue
Zeus - tete
Zeus 1
Zeus contre le geant Pallas
Zeus
Athena sortant du crane de Zeus
Zeuxippé  gréco-latine  Origine grecque

Epouse de Pandion I, mère d'Erechthée, de Boutès, de Philomèle et de Procnée.

 
 
Zocho-ten  bouddhiste,japonaise  Nom japonais de Virudhaka.   
Zoroastre / Zarathoustra  perse  Prophète et réformateur religieux iranien (Iran, VIIe s. av. J.-C.).

Avant la conquête islamique, les habitants de l'Iran pratiquent une religion, le mazdéisme, qui consiste en un culte rendu au dieu Ahura Mazda (le "Seigneur sage"). Le mazdéisme est une réforme, datant du VIIe siècle av. J.-C., de la religion iranienne archaïque. Polythéiste, et très semblable à celle que décrivent les Veda indiens, celle-ci avait évolué, au cours des siècles, jusqu'à devenir ritualiste à l'excès. D'où l'apparition d'un réformateur qui prêche avec passion contre la prépondérance du clergé et la dégénérescence de la foi ancienne.

Sa vie

C'est vers l'an -650 de notre ère que naquit dans une famille sacerdotale dans la région de Hérat aux confins de l'Afghanistan le prophète perse : Zarathoustra, anciennement appelé Zoroastre.
Prêtre lui-même, ce personnage porte le nom de Zarathoushtra (que les Grecs déformeront en Zôroastrès).
Il fut considéré comme un réformateur de l'ancienne religion perse composée essentiellement de familles aristocratiques guerrières. Selon la légende, il tente de convertir divers roitelets de l'ouest du pays, mais échoue et est persécuté. Les arguments de justice et de conscience personnelle heurtèrent profondément les coutumes et les mentalités de ces vieilles familles.
Comme Zoroastre voyageait beaucoup, il rencontra un jour un prince au nom de Vishtaspa qui adopta cette réforme religieuse et lui offrit sa protection contre la caste des anciens religieux. Sa réussite est donc un peu comparable à celle de Martin Luther qui sans la protection du prince Frédéric de Saxe aurait fini comme Jan Hus brûlé vif sur le bûcher de l'Inquisition ! Mais Zoroastre meurt assassiné à un âge avancé. Les sources historiques attestent que le mazdéisme "réformé" cohabite, à l'époque de l'empire achéménide (VIe-IVe av. J.-C.), avec le mazdéisme "ancien", et ne s'impose à tout l'Iran que très tardivement, à l'époque des empereurs sassanides (226 à 651 apr. J.-C.).

Sa prédication

Dans sa prédication, Zarathoustra mène un triple combat : pour le monothéisme contre le polythéisme ; contre les sacrifices sanglants ; pour une prépondérance de la moralité. Ces trois aspects du zoroastrisme sont en fait étroitement solidaires. Ce que le prophète recherche, c'est une "conversion du coeur" : le salut est au prix de la pratique des vertus. À sa mort, le fidèle sera conduit vers le paradis par son "ange gardien" ; mais l'accès au séjour des bienheureux nécessitera le franchissement d'un pont. Or celui-ci s'élargira si l'âme du défunt est méritante ou se rétrécira jusqu'à devenir aussi mince qu'une lame de rasoir s'il s'agit d'un pêcheur, lequel tombera alors dans l'abîme infernal. Franchir le "pont du Trieur" ne sera donné qu'à ceux qui auront vécu selon le Bien, leur vie durant.

Le culte

Toute pratique religieuse serait inutile si la conduite d'une vie méritante n'impliquait pas la connaissance des enseignements du prophète. Ils sont contenus dans l'Avesta, où sont réunis les psaumes (les "gathas") attribués à Zarathoustra, quelques traditions héritées de la religion iranienne archaïque et toute une série de textes ajoutés par les prêtres au cours des temps, plus particulièrement sous les Sassanides. Le culte est centré sur la vénération du feu, dans lequel on voit une manifestation privilégiée de la toute-puissance du Seigneur sage, Ahura Mazda. Celui-ci est assisté dans sa tâche d'administration de l'ordre cosmique par des "archanges" en qui l'on reconnaît les anciens dieux (d'avant la réforme) dont ils ont conservé le nom : Mithra, Vayu. En effet, la religion issue des enseignements de Zarathoustra ne se veut pas le refus absolu du passé, mais son renouveau. L'Avesta prescrit la célébration d'une liturgie où se perpétuent les sacrifices d'antan (mais sans la mise à mort d'animaux). Enfin, un corps de prêtres est maintenu, pour assurer la cohésion de la communauté religieuse, grâce, notamment, à l'administration des sacrements.

C'est un Français, Anquetil-Duperron, qui traduisit le premier l'Avesta (1771), et l'on sait que Nietzsche se servit du nom du prophète pour présenter, sur le mode lyrique, sa propre pensée (Ainsi parlait Zarathoustra). Le zoroastrisme n'a pas complètement disparu. Il est resté vivant en Iran (communauté des Guèbres, autour des villes de Yazd et de Kirman) et surtout en Inde (importante communauté des Parsis, à Bombay, Surat notamment).

La réforme de Zoroastre

La religion de Zarathoustra est en résumé une nouvelle conception de la religion basée sur la tolérance, le respect d'autrui, l'encouragement au bien et la lutte contre le mal.
Véritable évolution de la conscience qui doit discerner le bien du mal et rejeter l'influence mauvaise des démons pour vivre avec un esprit libéré dans la lumière du ciel, Mazda étant le dieu de la lumière.
(Il est peut-être probable, que le message de Zoroastre est né et a été a été influencé par les enseignements de juifs qui avaient dû fuir le Royaume d'Israël pour ne pas être emmenés captifs en Assyrie. Puisqu'on retrouve intégralement la Haute Autorité d'un Dieu Unique, la présence d'une conscience individuelle et surtout cette marche vers une éclatante lumière en constante lutte avec les ténèbres, doctrine comparable aux moines de Qurâm ou Esséniens, dont la Maison-Mère se trouvait au bord de la Mer Morte.)
Le Zoroastrisme intervint dans les moeurs afin de les adoucir. Ce qui apparaît lorsqu'on fait la comparaison entre l'esprit de tolérance de Cyrus et l'attitude cruelle sans foi, ni le moindre respect de la personne humaine qu'ont manifesté ses deux prédécesseurs les rois : Astyage et son père Cyaxare auxquels on attribuait de sinistres tableaux :
  • assassinats, bains de sang, monticules de têtes coupées à l'entrée des fortifications
  • empalements - écorchements de la peau des êtres vivants
  • cadavres atrocement mutilés laissés en pâture aux bêtes sauvages et aux groupes de vautours
  • acharnement sur les femmes et les vieillards et mise en esclavage impitoyable des filles et garçons après leur avoir fait subir les pires outrages !...

Le zoroastrisme primitif ou plus communément appelé Mazdéïsme faisait la lutte aux démons et adorait un Dieu Supérieur. Par la suite seulement, la doctrine se diversifia en y réintroduisant plusieurs anciens dieux, comme Mithra sous le règne d'Artaxerxès (-456 à -425) et même un jour ...Zarathoustra divinisé.
 
Temple Zoroastrien a Yazd en Iran
Zou  sumérienne  Rapace des tempêtes.   
Zurvan Akarana  perse  Dieu, "Le temps infini". A l'origine le dieu Zurvan Akarana se plaignait de n'avoir pas de fils. Il offrit un sacrifice au Créateur qui lui accorda deux jumeaux : le premier fut Ahura-Mazda, le second fut nommé Ahriman. Comme le bon Abel et le méchant Caïn, ces deux frères représentent les deux tendances opposées de notre humanité.   
Zvaracisi  autre  Dieu slave   

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